Discontinuer le système d’assistance à la vie est une des décisions les plus difficiles et complexes qu’une famille pourrait faire. Il pourrait vous être utile de passer par ces étapes suivantes avant de faire une décision :
- Apprenez autant que possible au sujet de la situation médicale et la probabilité d’une amélioration.
- Si votre bien-aimé a préparé une directive des soins médicaux, alors utilisez cela pour guider Vos décisions. Si la directive nomme quelqu’un d’agir en mandataire, alors le mandataire Décide les soins de santé.
- Envisagez ce que votre bien-aimé en dirait s’il pouvait.
- Demandez aux fournisseurs des soins médicaux ou au comité hospitalier d’éthique de vous renseigner.
- Demandez à l’équipe des soins médicaux de surveiller la situation et de l’évaluer et la Réévaluer.
1. Le premier pas c’est de recevoir autant de renseignements que possible de l’équipe des soins médicaux concernant la possibilité d’une récupération. Il est important de savoir à quel degrés c’est possible, et à quel niveau le patient pourra fonctionner. Le fonctionnement des poumons est important, mais le fonctionnement du cerveau est le plus important. Si on ne s’attend pas à ce que le cerveau se récupère au point de permettre au patient de se reconnaître et de comprendre ses environnements, on doit alors examiner la qualité de vie du patient. La qualité de vie est un facteur majeur dans la décision concernant le système d’assistance à la vie.
2. Une fois que vous avez un sens sûr de ce à quoi on peut s’attendre, vous pourrez peut-être trouver les directions dans la directive des soins médicaux. Idéalement, le patient aurait préparé un tel document, et le document traiterait de ce scénario et ce qu’il faudrait faire. Ou bien, la directive nomme une personne qui agit en mandataire pour faire ces décisions de la part du patient. Malheureusement, la plupart des gens n’ont pas préparé un tel document, ou si oui, c’est trop vague pour être utile.
3. S’il n’y a pas de directive des soins médicaux, ou si la directive n’est pas spécifique dans cette situation, demandez-vous ce que le patient aurait désiré. Les familles qui se luttent de ces décisions peuvent trouver que ‘jouer un rôle’ est un moyen d’arriver à une bonne décision. D’abord, imaginez que le patient est alerte. Puis, imaginez que vous lui expliquez tous les choix disponibles. Maintenant, demandez-vous,’ Qu’est-ce qu’il ou elle dirait, probablement?’ Quand les familles pensent à cela, très souvent ils découvrent ce que dirait leur bien-aimé. Il se peut qu’il dise ‘Je ne veux rien qui prolonge cette situation,’ ou ‘Débarrasse-moi de cette machine.’ Peut-être qu’il dit, ‘tous les traitements médicaux intelligents.’ Il peut être quelque chose d’autre. Si vous êtes confiant de ce que dirait votre bien-aimé, vous avez alors les meilleurs renseignements possibles pour guider les décisions. Dans un tel cas, ce n’est pas vous qui faites la décision, c’est plutôt la décision faite par le patient que vous transmettez.
4. Si vous n’êtes pas sûr de ce que dirait le patient, vous pourrez demander du conseil de la part des fournisseurs des soins médicaux. Certains hôpitaux ont un comité d’éthique qui peut aider dans ces situations difficiles. Le comité d’éthique se réunit avec la famille pour discuter la situation. Il donne son opinion sur les décisions qui sont éthiquement acceptables.
5. Il peut y avoir un temps où l’équipe des soins médicaux ne le considère pas bon de continuer avec le système d’assistance à vie. Bien que leurs efforts de traitements soient intenses, ils ne voient pas d’amélioration avec le patient et peu de possibilités d’améliorations futures. Si la situation arrive à ce point, il est temps d’avoir une discussion et une réévaluation séreuses avec l’équipe des soins médicaux, le patient, et si possible, la famille.