Les médicaments
La morphine a-t-elle pour effet de précipiter la mort?

On soulève souvent des préoccupations à savoir si les opioïdes ont pour effet de précipiter le processus du mourir; cette question a fait l’objet d’une étude exhaustive.

Il n’existe pas de preuves selon lesquelles la morphine ou d’autres opioïdes accélèrent le processus du mourir lorsqu’ils sont administrés en doses nécessaires pour contrôler la douleur. Il y a des preuves qui confirment le contraire. En effet, les fournisseurs de soins palliatifs constatent que lorsque la douleur est contrôlée, parfois il semble y avoir un ralentissement du processus du mourir. En revanche, aucune étude scientifique n’est venue étayer ces constatations. Quoi qu’il en soit, la douleur est une force stressante qui pèse sur le corps; il semble donc logique que le soulagement de la douleur ait pour effet d’atténuer le fardeau de la maladie chez les personnes fragiles.

On a tendance à croire que la morphine contribue au processus du mourir car elle est souvent administrée aux gens dont la maladie est au stade avancé. Que la morphine soit ou non administrée au patient, l’état de santé de ce dernier est en déclin. Ceci s’observe tout particulièrement chez une personne âgée qui éprouve des douleurs reliées à son cancer ou à une autre maladie qui est assez intense pour justifier le recours à un analgésique, comme la morphine. Dans de pareils cas, le fardeau de la maladie est assez marqué.

La morphine et d’autres opioïdes peuvent provoquer d’importants effets secondaires. Ceux-ci tendent à se manifester lorsqu’on commence à administrer de la morphine ou à en augmenter la dose. Ces effets durent habituellement quelques jours.